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Intervention sonore urbaine, projets, film vidéo, installation, dessins, esquisses.

Gery van Tendeloo, président de l’asbl Liebaert Projects, m’appela un jour en me disant « je vous donne la ville de Courtrai, est-ce que ça vous intéresse ? », sans hésitation je lui répondis « oui ! ».

Le projet pris la forme d’un Western, prenant comme prétexte le fait que l’on nomme la région le Texas de la Flandre du fait de l’esprit d’entreprise des habitants de la région, hissant celle-ci au rang de plus riche du pays. C’est à Courtrai que le concept de Kinépolis, conglomérats de salles de cinéma a été inventé par exemple. C’est aussi de là que provenait Morris, auteur du célèbre Lucky Luke. Mais toutes ces anecdotes sont ici pour le projet qu’une série d’alibis pour développer un scannage du territoire de la ville.

Tout d’abord à partir du Beffroi de la place centrale, pendant quelques semaines, je remplaçai la mélodie du traditionnel carillon par les quatre premières notes d’harmonica d’Ennio Moricone du film "il était une fois dans l’ouest".

Un western où je campe le rôle des trois personnages principaux fut projeté sur différents écrans vidéo géants dispersés dans la ville. Il s’agit d’un western muet où un cow-boy habillé en noir apparaissait à la gare de Courtrai et un en blanc, au nouveau cimetière de la périphérie. Ces deux figures traversaient toute la ville en se croisant une seule fois sans se voir. Du béguinage, le cow-boy en noir se mettait à jouer à l’harmonica. Le blanc situé à proximité à côté du beffroi entendait et s’empressait de le trouver. Un duel avait pour issue la mort du blanc. À la gare, apparaissait alors un cow-boy en rouge. Le noir, lui, réapparaissait au cimetière et la même histoire recommençait se soldant cette fois-ci par la mort du cow-boy en noir. Voilà que le blanc apparaissait à la gare et le rouge se retrouvait au cimetière et l’histoire recommençait créant ainsi une boucle sans fin. Ces trois figures servaient avant tout de prétextes aux parcours, le décor étant le protagoniste principal.

Un autre projet fut proposé sous forme de montage photographique et est actuellement en phase de négociation à la ville pour une réalisation future : Sur le toit plat de la nouvelle annexe de la brasserie Tacktoren, conçue par l’architecte Stéphane Beel comme un écran de verre qui émerge des toitures traditionnelles bordant la rivière de la Leie, j’ajoute la phrase en lettres de néon « ONCE UPON A TIME ».

Le film, l’installation sonore, la proposition pour le Tacktoren et tout une série de travaux résultant du film firent l’objet d’une exposition dans une usine désaffectée de Courtrai, notamment un story-board dessiné, chaque plan faisant l’objet d’une planche (gouache, encre de chine) de 75 cm x 110 cm, de même que les photographies couleur de plateau, les costumes.