Accueil du site / l’ensemble des travaux par ordre chronologique / 2009 / The Ornamental Body

Autres articles dans cette rubrique

Recherche

Mots-clés

The Ornamental Body commissaires : Mieke Mels & Rolf Quaghebeur www.wittezaal.be

exposition collective au Witte Zaal à Sint Lucas à Gand du 28/05 au 04/07/2009 artistes : Charif Benhelima 1967, BE - Dave Decat, 1972, BE - Wim Delvoye 1965, BE - ManfreDu Schu, 1956, A - Alexandre Estrela 1971, PT -Manor Grunewald 1985, BE -IngridMwangiRobertHutter 1970, KE - Emilio Lopez-Menchero 1960, ES/BE - Mariette Michaud, 1979, F - Lien Nollet, 1981, BE

Le sujet que Rolf Quaghebeur et Mieke Mels me proposèrent d’aborder était l’ornement du corps, le tatouage en rapport à la criminalité.

Très vite dans notre discussion le célèbre texte de 1908 d’Adolf Loos "Ornement et crime" devint incontournable et l’image de son projet (non construit) pour Josephine Baker de 1928 en était pour moi l’icône principale et la synthèse la plus significative de sa théorie.

Un ornement par bandes noires et blanches signifiant sans doute le metissage , la musique, le rythme et la graphique élémentaire de l’architecture, mais aussi l’ornement d’épiderme, de surface, l’ornement par économie, par soustraction.

(La référence à Loos est quelque chose que j’ai déjà cité dans mes interventions notamment dans CAP. MAX. à l’observatoire galerie, voir http://www.emiliolopez-menchero.be/spip.php ?article23)

ma participation à l’expo au Witte Zaal est une réflexion et un développement par fragments et arrêts sur images du texte d’Adolf Loos, exprimée en une série de dessins grand format dont un triptique intitulé : Adolf und Josephine,

et quatre dessins intitulés : Haus Spanner 1, Plan Voisin, Haus Spanner 2, Popeye’s arm ;

aussi par la création de deux tampons, le premier avec la phrase "ceci tuera cela" de Victor Hugo référant au livre tuant le bâtiment comme médiateur et diffuseur de la connaissance, lors de l’avènement de l’imprimerie, et le second tampon avec le plan d’une unité du plan voisin de Paris de Le Corbusier, le tamponnage se faisant à l’entrée sur tous les visiteurs et aussi sur une carte de la ville de Gand ;

Toujours dans l’idée du corps en rapport au crime, j’y montre la projection de MARCELs, où mon corps s’adapte à 99 chemisettes ayant appartenues à d’autres corps et le faux auto-portrait "trying to be Dutroux" (cf. aussi sur : http://www.emiliolopez-menchero.be/spip.php ?article62)évoquant cette fois-ci de la notion de "tatouage" mental dans l’inconscient collectif.

Aussi une série d’une quarantaine de dessins format Din A3 (titre : ceci tuera cela) est montrée sur une des tables de la salle centrale, dans un grand classeur et manipulable par le visiteur.